Jardi Culture

 

La betterave rouge

fiche n°16

Nom : La betterave rouge
Nom en latin : Beta Vulgaris
Famille : Chénopodiacée
Autres noms :

Description :
La betterave rouge ou betterave à salade fait partie des légumes racines. On la cultive pour sa racine renflée, généralement rouge mais aussi jaune, blanche ou rose selon les variétés.
La betterave est une bisannuelle, cultivée comme une annuelle dont le feuillage rougeâtre peut atteindre 20 cm de hauteur. Les racines se consomment cuites, fraîches, ou après un temps de conservation. Les jeunes feuilles se dégustent également en salade.

Les variétés :
On peut classer les variétés selon la forme des racines si on ne considère que les rouges :
• Les Betteraves Rouges longues (Betterave rouge Noire Longues-des-Vertus, Betterave rouge Crapaudine,…)
• Les Betteraves rouges rondes (Betterave rouge Noire Plate d’Egypte, Betterave rouge Globe,…)
Sinon, il existe également des variétés à racines jaunes et d’autres blanches.

L’origine :
La betterave rouge est très anciennement cultivée en Europe d’où elle semble originaire.

Sol et exposition :
Tous les climats lui conviennent. Sa température idéale de croissance avoisine 16°C et plus le temps est frais, plus la couleur est sombre.
La Betterave Rouge aime les sols riches et légers. Il faut éviter les terrains récemment fumés auquel cas les feuilles se développeraient plus que la racine.

La culture :
Au printemps, les 1ers semis peuvent être effectués en place à l’extérieur lorsque le sol atteint une température de 8-10°C.
La graine s’enfonce de 1-2cm en terre et selon l’espacement conseillé pour la variété et la taille du légume voulu. Généralement les rangs sont espacés de 30cm et les plants éclaircis tous les 7-10cm. Si vous désirez une récolte précoce, semez en intérieur dès le début du printemps, en terrine ou en godets que vous repiquerez à l’extérieur quand les plants auront atteint 5cm de hauteur. Trois graines par godets suffisent et éclaircissez si nécessaire. Le repiquage se fait en espaçant les jeunes plants de 10cm et les rangs de 25-30cm.
A partir du moi de Mai, les semis effectués seront destinés à la conservation hivernale.

La floraison, :

Techniques d’entretien :

La récolte :
Selon les variétés et la saison, la Betterave se ramasse à différentes tailles. De celle d’une bille (2,5cm) à celle d’une balle en taille adulte ; soit de Septembre à 13 semaines après le semis.
Il est préférable de sortir les Betteraves avant les 1ers froids. Arrachez le feuillage par torsion et conservez les racines dans du sable humide dans un lieu frais protégé du gel. Elles se conservent ainsi jusqu’au milieu du printemps.

Le voisinnage :

Les ravageurs et maladies :
Le Mildiou : les feuilles sont recouvertes d’une poussière grisâtre.
La rouille : les feuilles présentent des taches de rouille et finissent par dépérir. (brûler les feuilles atteintes)…

Propriétés :
La betterave rouge est très riche en sucre et vitamines ce qui lui vaut d’être recommandée aux anémiés. Elle donne bon appétit et est rafraîchissante.

Informations complémentaires :

la Capucine

fiche n°11

Nom : Mangez des fleurs : la Capucine
Nom en latin :
Famille : Annuelle
Autres noms :

Description :
– Fleur-salade, elle sent le musc et le poivre.
– Elle est parfaite avec une mâche, une salade de haricots verts ou dans un soupe de légumes.
– Son goût poivré rappelle le cresson.

Les variétés :

L’origine :

Sol et exposition :
Tous les sols même pauvres.
Exposition ensoleillée.

La culture :
Semis : en place Avril/Mai.

La floraison, :
tout l’été jusqu’en Octobre

Techniques d’entretien :

La récolte :

Le voisinnage :

Les ravageurs et maladies :

Propriétés :

Informations complémentaires :

Le Cardon

fiche n°28

Nom : Le Cardon
Nom en latin : Cynara Cardunculus
Famille :
Autres noms :

Description :
Proche cousin de l’artichaut, le cardon est renommé pour sa valeur culinaire.
C’est une plante vivace herbacée que l’on cultive comme une annuelle non pas pour ses fleurs, bien plus petites que celles de l’artichaut, mais pour ses cardes, les nervures principales des feuilles, après les avoir faites blanchir.
Les feuilles du cardon sont vigoureuses et forment une touffe au pied de la plante. Elles sont larges, grandes, d’un bleu-vert argenté et parfois hautes de près de 2m.

Les variétés :
De nos jours il existe 2 types de cardons :

• Les variétés du 1er type – les plus primitives – sont couvertes d’épines parfois redoutables. Paradoxalement, ce sont ces variétés qui sont les plus appréciées des gastronomes (ex : le cardon de Tours).
– le cardon argenté de Plainpalais au goût très raffiné, cultivé dans le canton de Genève et bénéficiant même d’une AOC.

• Les variétés du 2nd type sont les plus couramment cultivées. La sélection horticole a permis d’obtenir progressivement des variétés dépourvues d’épines, qualifiées d’inermes. Leur manipulation est plus aisée car leurs feuilles ne piquent pas.
Ex : – le cardon plein blanc inerme
– Le cardon rouge d’Alger
– le cardon vert de Vaulx-en-Velin

L’origine :

Sol et exposition :
Le cardon craint les températures trop basses c’est pourquoi dans les régions froides, on ne peut le planter sur le terrain qu’à partir de Mai. Il craint le gel et comme l’artichaut, il ne résiste pas à des températures inférieures à -4°C.
Il apprécie un sol frais, profond, bien travaillé, fumé et riche en matière organique.
Si on place les plantations de cardons dans des lieux mal irrigués ou dans des sols trop pauvres, les côtes seront creuses et non comestibles.

Une exposition ensoleillée convient parfaitement au cardon.

La culture :
La culture s’effectue par semis, généralement après le 10 Mai, ainsi ils ne fleuriront pas avant d’être mangés.
Le cardon a besoin de beaucoup de place et d’une terre bien préparée.
Avant le semis, creusez tous les mètres un poquet d’environ 30 cm de côté et de profondeur et remplissez-le avec un mélange d’1/3 de terre et de 2/3 de terreau ou de compost.
Semez ensuite 3 graines par poquet en les enfonçant de 2 cm. Dès que les plants auront 4 feuilles, on en conserve qu’un seul par poquet : celui susceptible de devenir fort et vigoureux.
La culture du cardon est très lente dans sa 1ère période de végétation. Profitez-en pour faire pousser autour des laitues ou des radis.
Comme les cardons sont très gourmands, il faudra les aider en été en répandant une fumure organique autour des pieds suivi d’un petit coup de griffe et d’un arrosage.
Un purin végétal (ortie ou prêle) sera également bienvenu.

La floraison, :

Techniques d’entretien :

La récolte :
3 semaines avant la récolte, il faut penser au blanchiment du légume qui rendra ses cardes comestibles c’est à dire blanche et tendre.
Quand, au début de l’automne, les cardons sont bien développés, on relève les feuilles qui naissent à la base de chaque pied et on les attache ensemble à une hauteur de 20cm environ (en ayant soin de laisser circuler l’air entre les feuilles). Puis, pour éviter que la lumière n’atteigne les côtes, on couvre les pieds sur 25cm de paille, tissus ou plastiques opaques.
Pendant cette période, il faut surveiller les plants afin qu’ils ne subissent pas de pourrissement dû à un surplus d’humidité.
Après la récolte, dans sa cuisine, on coupera les côtes du cardon en tronçons pour en ôter les fils (ainsi que la pellicule qui recouvre la face creuse, qui s’enlève d’ailleurs très facilement), comme on le ferait pour les branches de céleri ou de rhubarbe. Puis on place les morceaux dans de l’eau citronnée pour éviter qu’ils ne noircissent en attendant la cuisson.

Le voisinnage :

Les ravageurs et maladies :
L’oïdium est l’un des principaux ennemis du cardon, dont il peut provoquer le desséchement. Il faut craindre aussi certaines espèces de chenilles, de larves ou encore de pucerons. Mais en général, le cardon est une plante assez rustique.

Propriétés :
Très peu calorique, le cardon est riche en potassium et pauvre en sodium, ce qui lui confère d’excellentes propriétés diurétiques. Ses propriétés thérapeutiques sont connues depuis longtemps : son goût âcre lui confère un véritable pouvoir épurateur du foie. C’est ainsi que le cardon peut à la fois servir de légume de fête et de légume d’après fête.

Informations complémentaires :
La production des cardons est surtout développée en Espagne et en Italie. En France, sa culture se pratique surtout dans la région lyonnaise et en Savoie. En Suisse, c’est le canton de Genève qui a ce privilège.

Les champignons

fiche n°17

Nom : Les champignons
Nom en latin :
Famille :
Autres noms :

Description :
Font-ils partie du règne des végétaux, ou des animaux ? Ils n’ont ni feuille, ni racine, ni fleur et surtout pas de chlorophylle, élément indispensable aux végétaux pour se développer et transformer l’énergie du soleil.Par contre, comme les animaux, les champignons utilisent les matières organiques.
Alors animaux ou végétaux ?
En réalité, les champignons appartiennent à un groupe bien particulier, totalement indépendant :
=> le règne fongique.
Ce règne se divise en 2 catégories :
– les champignons microscopiques dits inférieurs comme le mildiou (bien connu des tomates), la rouille, mycoses, moisissures, …
– les champignons supérieurs comme la truffe, le bolet, l’amanite, les pleurotes, …

– Une vie de champignon.
Le champignon est un être vivant :
il naît, se développe, se reproduit et meurt. Contrairement aux végétaux qui se développent grâce à la lumière du soleil et au gaz carbonique présent dans l’air, les champignons sont de simples consommateurs (comme les animaux), et vont prélever le carbone qui leur est indispensable sur d’autres organismes ou d’autres substances.
D’ailleurs, selon la manière dont ils procèdent, on les divise en 3 groupes.

Les variétés :
– Les parasites.
Ils se développent au détriment d’autres êtres vivants. Il suffit d’une blessure ou d’une faiblesse sur un arbre par exemple pour qu’ils s’y installent. Ils s’attaquent à lui en y puisant tout ce dont ils ont besoin entraînant alors la mort de leur victime.

– Les symbiotiques. (comme la truffe)
Ils cohabitent et s’associent à une plante vivante sans compromettre son existence. Ces champignons vivent sur les racines de certains arbres par exemple. Ils s’apportent mutuellement des avantages qu’ils n’auraient pas les uns sans les autres.

– Les saprophytes. (comme les champignons de Paris)
Ils s’attaquent à la matière organique déjà morte comme le bois, l’humus, des cadavres, le compost …
Ils digèrent tout.
L’exemple du champignon de Paris.
Entendons nous bien ! Ce que nous appelons communément «Champignon» n’est en fait que la partie visible de l’iceberg : le carpophore.
Une autre partie existe, elle est souterraine et ressemble à un entrelacement de filament : c’est le mycélium. On peut facilement comparer le carpophore à un fruit et le mycélium à son arbre. Toute sa vie le mycélium se ramifie à la recherche de nourriture et donne de temps en temps, dans certaines conditions bien précises une multitude de carpophores. Ces conditions ne sont autres que celles de l’automne (T° constante, atmosphère très humide, aération importante) que le cultivateur, le champignonniste, s’efforce de recréer toute l?année dans des salles closes.
– Comment naît le mycelium ?
Sous le chapeau du champignon, se trouvent des spores (sortent de graines microscopiques). Elles sont libérées quand le champignon arrive à maturité. Si l’endroit de leur chute est favorable, elles germent et donnent naissance à un filament : le mycélium.
Celui-ci chemine dans le sol et pour que la naissance d’un champignon ait lieu, il faut que notre mycélium en rencontre un autre de sexe opposé, pour qu’ils fusionnent. Ils forment alors le mycélium secondaire qui poursuit son cheminement dans le sol jusqu’au jour où les conditions extérieures permettent la naissance du champignon. Et tout recommence.Bien après la mort du carpophore ou sa récolte, le mycélium persiste dans le sol.

L’origine :

Sol et exposition :

La culture :
Aujourd’hui, seule une trentaine de champignons font l’objet d’une culture, la 1ère place revenant de loin au champignon de Paris (ou Agaric des champ ou Rosé des près, des cousins). Pour le champignonniste, 2 difficultés apparaissent :
– les conditions favorables à réunir
– la préparation de la nourriture – il doit préparer une nourriture assimilable par le champignon que l’on appelle “le compost”.

ETAPE 1 la préparation du compost
Elle se fait à partir de fumier de cheval et de paille, matière peu dégradée, non utilisable directement par le champignon.
Un brassage accompagné d?arrosages devra être effectué pour permettre la décomposition du fumier qui s’effectue par le jeu de fermentations successives suivies d’une pasteurisation (Chaleur + air + vapeur d’eau) afin d’éliminer toutes les causes de maladies parasitaires.

ETAPE 2 l’ensemencement
Le compost étant arrivé à un état favorable, il va pouvoir être ensemencé.La semence était au début du siècle encore récoltée dans la nature sur des productions sauvages par les champignonnistes. Aujourd’hui, elle est fabriquée par des laboratoires spécialisés et présentée sur des supports stériles comme le blé ou le millet.
Sur le lieu de culture, elle est mélangée au compost réservé dans des caisses. En 3 ou 4 semaines, de nombreux filaments naissent et envahissent toute le masse.

ETAPE 3 l’incubation
Une fois le mycélium incorporé, le compost est à nouveau porté à la chaleur humide dans un local clos, afin de lui permettre de mieux s’accrocher et de recevoir le coup de fouet nécessaire à son bon développement.
Cette étape dure une quinzaine de jours à 25 °C environ.

ETAPE 4 le gobetage
Pour que le mycélium donne naissance aux champignons, il faut maintenant réunir les conditions climatiques idéales. Le compost est alors rentré dans un local réunissant les caractères requis (T° constante de 12 à 16 °C, beaucoup d’humidité et aération importante).
Une fois en place, on lui superpose la terre de «gobetage» : mélange de calcaire et de tourbe maintenant l’humidité.

La floraison, :

Techniques d’entretien :

La récolte :
ETAPE 5 la récolte
La récolte se fait tous les jours à partir du 30 à 40e jour après l’ensemencement et se poursuit pendant 8 à 12 semaines en «volées» successives qui s’ammenuisent petit à petit. La récolte s’arrête en générale à la 6e volée.
Après la récolte, les locaux et les caisses sont largement désinfectés et tout peut recommencer.

Le voisinnage :

Les ravageurs et maladies :

Propriétés :

Informations complémentaires :

Les engrais verts

fiche n°25

Nom : Les engrais verts
Nom en latin :
Famille :
Autres noms :

Description :
A force de culture, un sol s’appauvrit au fil du temps en nourriture. A l’échelle d’un potager, les légumes cultivés prélèvent dans la terre les éléments dont ils ont besoin pour croître et comme ils sont récoltés pour être consommés, ces éléments puisés disparaissent.
C’est alors que la notion d’engrais apparaît : apporter de l’engrais à une terre signifie l’enrichir en éléments nutritifs afin de permettre aux cultures suivantes de retrouver tout ce dont elles ont besoin.
Cette notion a souvent été liée à un apport chimique d’éléments mais Dame nature étant bien faite, c’est chez elle que la solution se trouve.
Au revoir donc les engrais chimiques et bien le bonjour aux engrais verts !

– Qu’est ce qu’un engrais vert ?
Un engrais vert n’est autre qu’une plante que l’on sèmera dans le seul but d’améliorer le sol de notre jardin. La technique consiste à semer l’engrais vert sur une parcelle inoccupée entre 2 mises en cultures potagères. A la différence des légumes que l’on mange, l’engrais vert ne sera pas récolté. Il retourne à la terre là où il a poussé, enfoui par le jardinier.
A la différence des engrais chimiques dont l’action est passagère, les plantes utilisées comme engrais vert agissent à long terme en apportant une bonne quantité d’humus qui est la clef d’une bonne fertilité du sol. Sans humus un sol est vide tel un désert.

Le rôle des engrais verts.
Le rôle de ces “supers plantes” est multiple pour le jardin.

Protéger les sols de l’érosion :
La forte densité de feuillage de ces plantes protège la surface de la terre (la couche de terre végétale et nourricière si longue à se former) de l’action battante des pluies. Rien de pire dans un jardin qu’un sol nu.

Améliorer la structure du sol :
Certaines espèces d’engrais vert ont des racines très nombreuses ou très profondes. Elles ouvrent alors la terre et la fractionnent permettant à l’eau et à l’air ainsi qu’à la vie microbienne d’y pénétrer en profondeur. La terre est ainsi naturellement et devient bien grumeleuse.

Prévenir l’envahissement par les mauvaises herbes:
La concurrence entre les plantes est rude dans le jardin. Du fait de leur croissance rapide, de leur enracinement puissant et de leur feuillage dense, les engrais verts étouffent les herbes indésirables.

Enrichir le sol en nourriture
Certains engrais verts apportent de la nourriture directement aux plantes en rendant assimilables certains éléments qu’elles ne savent pas puiser à l’état brut. Comme pour l’azote par exemple, élément nutritif incontournable pour la bonne croissance des légumes, certains engrais verts de la famille des légumineuses sont capables d’absorber l’azote gazeux présent dans l’air pour le restituer au sol lorsqu’ils se décomposent. D’autres espèces peuvent pomper ou retenir les nitrates du sol, évitant ainsi qu’ils ne soient lessivés par les pluies et aillent polluer les nappes d’eau. Ces nitrates sont alors utilisés comme aliments azotés par les plantes lorsqu’ils sont réincorporés à la terre après l’enfouissement de l’engrais vert.
Mais il n’y en a pas que pour l’azote. Des éléments comme le phosphore ou le potassium sont également rendus assimilables par l’action de ces engrais verts.

Assainir le sol.
Certains engrais verts nettoient le sol de certains parasites comme les nématodes, certains insectes ou champignons nuisibles.

– Quelles plantes utiliser ?
Ces plantes appartiennent principalement à 3 grandes familles :
– Les légumineuses comme les lupins, les vesces ou les trèfles. Elles enrichissent le sol en azote qu’elles libèrent surtout quand elles meurent et se décomposent.
– Les crucifères comme la moutarde blanche, le colza d’hiver ou le radis fourrager. Ils sont très intéressants par leur croissance rapide et la masse importante de leur feuillage (donc de matière organique qu’ils fournissent au sol).
– Les graminées comme le ray grass ou le seigle. Elles ont un caractère plus permanent que les autres engrais verts et peuvent être fauchés plusieurs fois avant d’être enfouies.

Il existe aussi d’autres plantes peu exigeantes comme la phacélie ou le sarrasin utilisées surtout pour leur adaptation particulière (le sarrasin pousse bien dans les sols secs et légers) ou pour leur double action (la phacélie est une plante très décorative et très mellifère).

– L’exemple de la moutarde
En général, on met en place un engrais vert sur une parcelle du jardin une fois la récolte achevée.
La moutarde constitue un engrais vert de choix : elle a une croissance rapide, un bon couvert végétal offrant une bonne quantité de matière organique et évitant aussi la prolifération des mauvaises herbes, elle est bactéricide et favorise de ce fait un sol sain, elle sait garder un sol humide, elle est facile à cultiver.
La moutarde se sème de Mai à Août à la volée. Les graines sont enfouies avec le passage d’un râteau, ou si on dispose de débris végétaux, on peut aussi recouvrir le semis.
La moutarde germe en quelques jours. Sa croissance est très rapide. Dès que de jolies fleurs jaunes apparaissent, il est temps d’intervenir avant que les graines ne se forment et ne se propagent.
Le feuillage est alors coupé à la faucille et laissé à sécher avant l’enfouissement. On peut broyer les plantes qui sont plus dures à l’aide d’une tondeuse pour qu’elles soient plus facilement assimilés par le sol. L’enfouissement se fait à quelques centimètres sous la surface du sol. Il ne s’agit pas d’un bêchage. Celui-ci bouleverserait l’activité du sol recréé par l’engrais s’il était trop profond. La houe ou le croc sont des outils plus adaptés à l’enfouissement.
Si la moutarde a été semée plus tard c’est le gel de l’hiver qui s’occupera de tout.
Tôt au printemps, la terre est propre, meuble, enrichie, prête pour donner le meilleur d’elle même. Avant les 1ers semis, un petit passage de croc peut être nécessaire pour enlever les restes d’engrais vert non décomposés.

Les variétés :

L’origine :

Sol et exposition :

La culture :

La floraison, :

Techniques d’entretien :

La récolte :

Le voisinnage :

Les ravageurs et maladies :

Propriétés :

Informations complémentaires :
Voici les types d’engrais avec la date de semis et le mode d’enfouissement :
Moutarde / Août / détruit par le gel
Phacélie / Août / détruit par le gel
Sarrasin / Juillet / détruit par le gel
Trèfle incarnat / Août / à enfouir au printemps
Seigle / Septembre à mi Octobre / à enfouir au printemps
Vesce d’hiver + seigle / Septembre à mi Octobre / à enfouir au printemps

L'épinard

fiche n°15

Nom : L’épinard
Nom en latin : Spinacia Oleracea
Famille : Chénopodiacées
Autres noms :

Description :
L’épinard est une plante formant une rosette de feuilles amples et bien vertes.

Les variétés :

L’origine :
Probablement originaire du Caucase ou d’Afghanistan, «l’herbe de Perse» a été introduite chez nous par les arabes au début du XIIe siècle. On l’utilisait alors pour soigner les maux de foie et d’estomac. On le surnommait d’ailleurs «le balai de l’estomac».

Sol et exposition :
Il faut une terre riche, fraîche et argileuse.
Une exposition ombragée l’été et ensoleillée en Automne et en Hiver.

La culture :
Au Nord de la Loire, prévoyez des cultures de Printemps et d’Automne en semant dès le mois de Mars puis en Septembre.
Semez en lignes espacées de 25-30cm à une profondeur de 1-2cm.
Eclaircissez tous les 10cm

La floraison, :

Techniques d’entretien :

La récolte :
Elle se fait 1 mois et demi à 2 mois après le semis. Cueillez à la main feuille par feuille, selon vos besoins, sans endommager les plantes. Ne tardez pas à cueillir les feuilles bien développées. Elles deviennent vite impropres à la consommation.
Pour l’Automne et l’Hiver, si vous voulez des épinards pendant plusieurs mois, semez les toutes les 3 semaines à partir du mois d’Août et jusqu’en Octobre.
Récoltez les premières feuilles en Octobre et protégez vos derniers semis du froid. Reprenez les récoltes au Printemps en même temps que les semis. L’épinard est rustique jusqu’à -7°C.

Le voisinnage :
L’épinard repousse la teigne du poireau et la mouche de la carotte.

Les ravageurs et maladies :
Lorsqu’il y a un excès d’humidité, les feuilles peuvent se mettre à pourrir.
Evitez les terres trop compactes et humides. Eliminez les plantes atteintes pour éviter la propagation de la pourriture.

Propriétés :
L’épinard contient beaucoup de vitamine C mais sa teneur en fer, contrairement à ce que l’on croit savoir, est moyenne.
A l’époque, en évaluant la quantité de fer contenue dans les épinards, les experts se sont trompés d’une décimale. On a donc longtemps cru que ce légume avait une teneur 10 fois supérieure à la réalité.
Ce démenti n’est évidemment pas à répéter aux enfants récalcitrants face aux épinards.

Informations complémentaires :
Petits Trucs : Prenez garde à la chaleur. L’épinard ne l’aime pas car elle le fait fleurir. Evitez donc d’en semer en été. Si vous ne pouvez faire autrement, cultivez le à l’ombre, bien à l’abri des haricots à rames ou du maïs. Attention à l’attaque des jeunes plants par les limaces !!.

La Fraise

fiche n°1

Nom : Fraise
Nom en latin : Fragaria sp.
Famille : Rosacées
Autres noms :

Description :
Le fraisier est une plante herbacée de 20-30 cm de hauteur et vivace. Le feuillage persistant pousse en rosette. Les fleurs sont blanches et leur beauté faisait, à une certaine époque, du fraisier une plante décorative.

Les variétés :
3 types de fraisiers distincts :
– variétés à gros fruits non remontantes : “Surprises des halls”, “Gariguette”, “Gorella”;
– à gros fruits remontantes : “Red gauntlet”;
– variétés des quatre saisons à petits fruits ou fraise des bois.

L’origine :

Sol et exposition :
Sol riche, frais et bien drainé. Les plants préfèrent un sol parfaitement désherbé, bien fumé et sain. Ils n’apprécient pas les sols calcaires.
Climat tempéré. Au repos, températures hivernales de -20 à -25°C suportées. Floraison très sensible aux gelées blanches printanières. Ne craint pas la chaleur car il ne souffre pas exagérément de la sécheresse. Besoins en eau importants lors de la formation et de la maturation des fruits.

La culture :
Meilleure époque de plantation entre le 15 Aôut et le 15 Septembre, après introduction de fumier et labour à l’automne précédent. Espacer les plants de 40 cm en tout sens. Planter de sorte que le collet du plant soi au niveau du sol, tasser et arroser abondamment. Utiliser un film de plastique noir qui evitera la prolifération de mauvaises herbes, retiendra l’humidité et maintiendra une certaine chaleur au sol.

La floraison, :
D’Avril à Juin pour les variétés non remontantes, d’Avril jusqu’aux gelées pour les variétés des quatre saisons.

Techniques d’entretien :
Le fraisier occupe généralement le sol pendant plusieurs années. Mais s’il reste trop longtemps dans un même sol, la production s’en trouvera réduite. Il est épuisant et une rotation d’au moins 4 années est conseillée.
Les fraisiers demandent un arrosage régulier !!
Après la récolte, nettoyez les stolons en excés, les mauvaises herbes et la paille du terrain. Coupez l’ancien feuillage en veillant à ne pas abîmer le nouveau.

La récolte :
On récolte les fraises quand elles sont bien mûres et on les mange le plus rapidement possible. Elles peuvent être conservées quelques jours au réfrigérateur.
La récolte s’étend sur environ 3 semaines pour les variétés non remontantes, autour de 2 mois pour les variétés remontantes et sans interruption pendant 4 ou 5 mois pour les variétés à petits fruits des quatre saisons.
La cueillette doit être délicate, en coupant avec l’ongle le pédicelle, sans endommager le fruit.
Evitez de cueillir les fraises pendant les heures chaudes, le meilleur moment est le matin, elles sont parfumées.

Le voisinnage :
Le fraisier fait bon ménage avec l’épinard, la laitue, le thym. L e chou est à éloigner.

Les ravageurs et maladies :
Sensible aux attaques de pucerons, aux viroses, à la pourriture grise ou Botrytis, aux taches foliaires et aux araignées rouges. Arrachez et brûlez systématiquement tous les plants atteints ainsi que les vieux plants lors du renouvelement de votre parc.

Propriétés :
– Pour ceux qui abusent de la fraise, elle peut déclencher des réactions allergiques, des crises d’urticaire.
– Pour les diabétiques, le sucre présent dans la fraise, le lévulose, est facilement assimilable.
– Pour les régimes, mangez des fraises, sa teneur en sucre est très limitée.
– La fraise contient autant de vitamine C que l’orange.
– La fraise est concidérée comme un mine de bienfaits :
> son jus mélangé à celui du plantain, au miel, à la rose et à d’autres ingrédients encore est une excellente prophylaxie contre les maux de gorge.
> En décoction, le jus pur chasse les sueurs et la fièvre.
> La fraise entre également dans les préparations contre les calculs rénaux, la mauvaise haleine, les fractures. Elle accélérerait la guérison des blessures et des plaies.

Informations complémentaires :
“La fraise de la pévèle, cultivée avec amour et soleil, mais beaucoup d’amour; car le soleil ….”

La chicorée scarole

fiche n°18

Nom : La chicorée scarole
Nom en latin : Chicorium endivia
Famille :
Autres noms :

Description :
Contrairement aux laitues, les chicorées ne sont pas des légumes de toutes saisons. La récolte s’étale de la fin de l’été au début de l’hiver.
La chicorée scarole est une annuelle. Elle possède de grandes feuilles entières, dentées et ondulées qui forment une large rosette peu serrée. Les chicorées scarole n’acquièrent toutes leurs qualités que lorsqu’elles sont blanchies. Les feuilles vertes étant généralement coriaces.
Apéritive, dépurative, diurétique, laxative, rafraîchissante et tonique. Peu énergétique, Elle est tout indiquée dans un régime amaigrissant. Bénéfique pour le foie et les reins, on la recommandait autrefois pour le ballonnement de l’estomac.

Les variétés :
Verte à coeur plein, Blonde à coeur plein, Grosse de Limay, En cornet d’Anjou, En cornet de Bordeaux, Géante maraîchère, Grosse bouclée, D’hiver du Var.

L’origine :

Sol et exposition :
Les chicorées requièrent pour se développer les estivales de nos climats. L’influence importante du froid impose de n’effectuer les semis que sur un sol suffisamment réchauffé. Par contre, on tire partie en fin de saison de la bonne tenue des scaroles aux premières gelées d’automne.
Les scaroles apprécient les sols profonds, humifères, gardant la fraîcheur en été. Elles ne redoutent pas les terres argileuses et craignent plutôt les sols trop chauds et légers.
Exposition : ensoleillée

La culture :
Semer de Juin à la mi-Juillet, en pépinière ou directement en place. Repiquer ou éclaircir à 30cm.
ATTENTION, certaines variétés de scaro- les montent prématurément en graines, si elles ont été semées trop tôt.

La floraison, :

Techniques d’entretien :

La récolte :
On récolte la chicorée scarole quand elle est suffisamment développée et au fur et à mesure des besoins.
Il convient de les utiliser le plus rapidement possible après la récolte (elles conservent 2/3 jours au frais à l’abris de la lumière)
La scarole est généralement très verte et dure. Pour profiter d’un peu plus de tendresse de sa part et selon les goût de chacun, il sera conseillé de blanchir son coeur.

– Le Blanchiment :
certaines variétés de scaroles comme la scarole à coeur plein ont des feuilles centrales suffisamment serrées pour blanchir en partie naturellement.
Pour d’autres variétés, il faut pratiquer le blanchiment artificiel qui s’opère par temps sec sur les plantes ayant atteint leur développement définitif.
On procède soit en resserrant l’ensemble du feuillage par un lien de raphia ou d’osier, soit par couverture individuelle (pots de terre ou caissettes). Le coeur de la plante, ainsi privé de lumière, blanchit en 8 à 12 jours et d’autant plus lentement que les températures sont plus basses.

– Conservation :
On peut conserver les chicorées pendant une partie de l’hiver, en place sous tunnel plastique ou châssis froid.
En cas de froid, il faut les recouvrir de feuilles sèches ou de paille que l’on enlèvera dès que la T°C remontera.

Le voisinnage :

Les ravageurs et maladies :
La rouille : les feuilles atteintes se couvrent d’une poussière jaune puis brunâtre. C’est une maladie assez rare. Si elle contamine vos scaroles, arrachez et détruisez les pieds atteints et pratiquez une bonne rotation.

Propriétés :

Informations complémentaires :

La betterave rouge

fiche n°16

Nom : La betterave rouge
Nom en latin : Beta Vulgaris
Famille : Chénopodiacée
Autres noms :

Description :
La betterave rouge ou betterave à salade fait partie des légumes racines. On la cultive pour sa racine renflée, généralement rouge mais aussi jaune, blanche ou rose selon les variétés.
La betterave est une bisannuelle, cultivée comme une annuelle dont le feuillage rougeâtre peut atteindre 20 cm de hauteur. Les racines se consomment cuites, fraîches, ou après un temps de conservation. Les jeunes feuilles se dégustent également en salade.

Les variétés :
On peut classer les variétés selon la forme des racines si on ne considère que les rouges :
• Les Betteraves Rouges longues (Betterave rouge Noire Longues-des-Vertus, Betterave rouge Crapaudine,…)
• Les Betteraves rouges rondes (Betterave rouge Noire Plate d’Egypte, Betterave rouge Globe,…)
Sinon, il existe également des variétés à racines jaunes et d’autres blanches.

L’origine :
La betterave rouge est très anciennement cultivée en Europe d’où elle semble originaire.

Sol et exposition :
Tous les climats lui conviennent. Sa température idéale de croissance avoisine 16°C et plus le temps est frais, plus la couleur est sombre.
La Betterave Rouge aime les sols riches et légers. Il faut éviter les terrains récemment fumés auquel cas les feuilles se développeraient plus que la racine.

La culture :
Au printemps, les 1ers semis peuvent être effectués en place à l’extérieur lorsque le sol atteint une température de 8-10°C.
La graine s’enfonce de 1-2cm en terre et selon l’espacement conseillé pour la variété et la taille du légume voulu. Généralement les rangs sont espacés de 30cm et les plants éclaircis tous les 7-10cm. Si vous désirez une récolte précoce, semez en intérieur dès le début du printemps, en terrine ou en godets que vous repiquerez à l’extérieur quand les plants auront atteint 5cm de hauteur. Trois graines par godets suffisent et éclaircissez si nécessaire. Le repiquage se fait en espaçant les jeunes plants de 10cm et les rangs de 25-30cm.
A partir du moi de Mai, les semis effectués seront destinés à la conservation hivernale.

La floraison, :

Techniques d’entretien :

La récolte :
Selon les variétés et la saison, la Betterave se ramasse à différentes tailles. De celle d’une bille (2,5cm) à celle d’une balle en taille adulte ; soit de Septembre à 13 semaines après le semis.
Il est préférable de sortir les Betteraves avant les 1ers froids. Arrachez le feuillage par torsion et conservez les racines dans du sable humide dans un lieu frais protégé du gel. Elles se conservent ainsi jusqu’au milieu du printemps.

Le voisinnage :

Les ravageurs et maladies :
Le Mildiou : les feuilles sont recouvertes d’une poussière grisâtre.
La rouille : les feuilles présentent des taches de rouille et finissent par dépérir. (brûler les feuilles atteintes)…

Propriétés :
La betterave rouge est très riche en sucre et vitamines ce qui lui vaut d’être recommandée aux anémiés. Elle donne bon appétit et est rafraîchissante.

Informations complémentaires :

la Capucine

fiche n°11

Nom : Mangez des fleurs : la Capucine
Nom en latin :
Famille : Annuelle
Autres noms :

Description :
– Fleur-salade, elle sent le musc et le poivre.
– Elle est parfaite avec une mâche, une salade de haricots verts ou dans un soupe de légumes.
– Son goût poivré rappelle le cresson.

Les variétés :

L’origine :

Sol et exposition :
Tous les sols même pauvres.
Exposition ensoleillée.

La culture :
Semis : en place Avril/Mai.

La floraison, :
tout l’été jusqu’en Octobre

Techniques d’entretien :

La récolte :

Le voisinnage :

Les ravageurs et maladies :

Propriétés :

Informations complémentaires :

Le Cardon

fiche n°28

Nom : Le Cardon
Nom en latin : Cynara Cardunculus
Famille :
Autres noms :

Description :
Proche cousin de l’artichaut, le cardon est renommé pour sa valeur culinaire.
C’est une plante vivace herbacée que l’on cultive comme une annuelle non pas pour ses fleurs, bien plus petites que celles de l’artichaut, mais pour ses cardes, les nervures principales des feuilles, après les avoir faites blanchir.
Les feuilles du cardon sont vigoureuses et forment une touffe au pied de la plante. Elles sont larges, grandes, d’un bleu-vert argenté et parfois hautes de près de 2m.

Les variétés :
De nos jours il existe 2 types de cardons :

• Les variétés du 1er type – les plus primitives – sont couvertes d’épines parfois redoutables. Paradoxalement, ce sont ces variétés qui sont les plus appréciées des gastronomes (ex : le cardon de Tours).
– le cardon argenté de Plainpalais au goût très raffiné, cultivé dans le canton de Genève et bénéficiant même d’une AOC.

• Les variétés du 2nd type sont les plus couramment cultivées. La sélection horticole a permis d’obtenir progressivement des variétés dépourvues d’épines, qualifiées d’inermes. Leur manipulation est plus aisée car leurs feuilles ne piquent pas.
Ex : – le cardon plein blanc inerme
– Le cardon rouge d’Alger
– le cardon vert de Vaulx-en-Velin

L’origine :

Sol et exposition :
Le cardon craint les températures trop basses c’est pourquoi dans les régions froides, on ne peut le planter sur le terrain qu’à partir de Mai. Il craint le gel et comme l’artichaut, il ne résiste pas à des températures inférieures à -4°C.
Il apprécie un sol frais, profond, bien travaillé, fumé et riche en matière organique.
Si on place les plantations de cardons dans des lieux mal irrigués ou dans des sols trop pauvres, les côtes seront creuses et non comestibles.

Une exposition ensoleillée convient parfaitement au cardon.

La culture :
La culture s’effectue par semis, généralement après le 10 Mai, ainsi ils ne fleuriront pas avant d’être mangés.
Le cardon a besoin de beaucoup de place et d’une terre bien préparée.
Avant le semis, creusez tous les mètres un poquet d’environ 30 cm de côté et de profondeur et remplissez-le avec un mélange d’1/3 de terre et de 2/3 de terreau ou de compost.
Semez ensuite 3 graines par poquet en les enfonçant de 2 cm. Dès que les plants auront 4 feuilles, on en conserve qu’un seul par poquet : celui susceptible de devenir fort et vigoureux.
La culture du cardon est très lente dans sa 1ère période de végétation. Profitez-en pour faire pousser autour des laitues ou des radis.
Comme les cardons sont très gourmands, il faudra les aider en été en répandant une fumure organique autour des pieds suivi d’un petit coup de griffe et d’un arrosage.
Un purin végétal (ortie ou prêle) sera également bienvenu.

La floraison, :

Techniques d’entretien :

La récolte :
3 semaines avant la récolte, il faut penser au blanchiment du légume qui rendra ses cardes comestibles c’est à dire blanche et tendre.
Quand, au début de l’automne, les cardons sont bien développés, on relève les feuilles qui naissent à la base de chaque pied et on les attache ensemble à une hauteur de 20cm environ (en ayant soin de laisser circuler l’air entre les feuilles). Puis, pour éviter que la lumière n’atteigne les côtes, on couvre les pieds sur 25cm de paille, tissus ou plastiques opaques.
Pendant cette période, il faut surveiller les plants afin qu’ils ne subissent pas de pourrissement dû à un surplus d’humidité.
Après la récolte, dans sa cuisine, on coupera les côtes du cardon en tronçons pour en ôter les fils (ainsi que la pellicule qui recouvre la face creuse, qui s’enlève d’ailleurs très facilement), comme on le ferait pour les branches de céleri ou de rhubarbe. Puis on place les morceaux dans de l’eau citronnée pour éviter qu’ils ne noircissent en attendant la cuisson.

Le voisinnage :

Les ravageurs et maladies :
L’oïdium est l’un des principaux ennemis du cardon, dont il peut provoquer le desséchement. Il faut craindre aussi certaines espèces de chenilles, de larves ou encore de pucerons. Mais en général, le cardon est une plante assez rustique.

Propriétés :
Très peu calorique, le cardon est riche en potassium et pauvre en sodium, ce qui lui confère d’excellentes propriétés diurétiques. Ses propriétés thérapeutiques sont connues depuis longtemps : son goût âcre lui confère un véritable pouvoir épurateur du foie. C’est ainsi que le cardon peut à la fois servir de légume de fête et de légume d’après fête.

Informations complémentaires :
La production des cardons est surtout développée en Espagne et en Italie. En France, sa culture se pratique surtout dans la région lyonnaise et en Savoie. En Suisse, c’est le canton de Genève qui a ce privilège.

Les champignons

fiche n°17

Nom : Les champignons
Nom en latin :
Famille :
Autres noms :

Description :
Font-ils partie du règne des végétaux, ou des animaux ? Ils n’ont ni feuille, ni racine, ni fleur et surtout pas de chlorophylle, élément indispensable aux végétaux pour se développer et transformer l’énergie du soleil.Par contre, comme les animaux, les champignons utilisent les matières organiques.
Alors animaux ou végétaux ?
En réalité, les champignons appartiennent à un groupe bien particulier, totalement indépendant :
=> le règne fongique.
Ce règne se divise en 2 catégories :
– les champignons microscopiques dits inférieurs comme le mildiou (bien connu des tomates), la rouille, mycoses, moisissures, …
– les champignons supérieurs comme la truffe, le bolet, l’amanite, les pleurotes, …

– Une vie de champignon.
Le champignon est un être vivant :
il naît, se développe, se reproduit et meurt. Contrairement aux végétaux qui se développent grâce à la lumière du soleil et au gaz carbonique présent dans l’air, les champignons sont de simples consommateurs (comme les animaux), et vont prélever le carbone qui leur est indispensable sur d’autres organismes ou d’autres substances.
D’ailleurs, selon la manière dont ils procèdent, on les divise en 3 groupes.

Les variétés :
– Les parasites.
Ils se développent au détriment d’autres êtres vivants. Il suffit d’une blessure ou d’une faiblesse sur un arbre par exemple pour qu’ils s’y installent. Ils s’attaquent à lui en y puisant tout ce dont ils ont besoin entraînant alors la mort de leur victime.

– Les symbiotiques. (comme la truffe)
Ils cohabitent et s’associent à une plante vivante sans compromettre son existence. Ces champignons vivent sur les racines de certains arbres par exemple. Ils s’apportent mutuellement des avantages qu’ils n’auraient pas les uns sans les autres.

– Les saprophytes. (comme les champignons de Paris)
Ils s’attaquent à la matière organique déjà morte comme le bois, l’humus, des cadavres, le compost …
Ils digèrent tout.
L’exemple du champignon de Paris.
Entendons nous bien ! Ce que nous appelons communément «Champignon» n’est en fait que la partie visible de l’iceberg : le carpophore.
Une autre partie existe, elle est souterraine et ressemble à un entrelacement de filament : c’est le mycélium. On peut facilement comparer le carpophore à un fruit et le mycélium à son arbre. Toute sa vie le mycélium se ramifie à la recherche de nourriture et donne de temps en temps, dans certaines conditions bien précises une multitude de carpophores. Ces conditions ne sont autres que celles de l’automne (T° constante, atmosphère très humide, aération importante) que le cultivateur, le champignonniste, s’efforce de recréer toute l?année dans des salles closes.
– Comment naît le mycelium ?
Sous le chapeau du champignon, se trouvent des spores (sortent de graines microscopiques). Elles sont libérées quand le champignon arrive à maturité. Si l’endroit de leur chute est favorable, elles germent et donnent naissance à un filament : le mycélium.
Celui-ci chemine dans le sol et pour que la naissance d’un champignon ait lieu, il faut que notre mycélium en rencontre un autre de sexe opposé, pour qu’ils fusionnent. Ils forment alors le mycélium secondaire qui poursuit son cheminement dans le sol jusqu’au jour où les conditions extérieures permettent la naissance du champignon. Et tout recommence.Bien après la mort du carpophore ou sa récolte, le mycélium persiste dans le sol.

L’origine :

Sol et exposition :

La culture :
Aujourd’hui, seule une trentaine de champignons font l’objet d’une culture, la 1ère place revenant de loin au champignon de Paris (ou Agaric des champ ou Rosé des près, des cousins). Pour le champignonniste, 2 difficultés apparaissent :
– les conditions favorables à réunir
– la préparation de la nourriture – il doit préparer une nourriture assimilable par le champignon que l’on appelle “le compost”.

ETAPE 1 la préparation du compost
Elle se fait à partir de fumier de cheval et de paille, matière peu dégradée, non utilisable directement par le champignon.
Un brassage accompagné d?arrosages devra être effectué pour permettre la décomposition du fumier qui s’effectue par le jeu de fermentations successives suivies d’une pasteurisation (Chaleur + air + vapeur d’eau) afin d’éliminer toutes les causes de maladies parasitaires.

ETAPE 2 l’ensemencement
Le compost étant arrivé à un état favorable, il va pouvoir être ensemencé.La semence était au début du siècle encore récoltée dans la nature sur des productions sauvages par les champignonnistes. Aujourd’hui, elle est fabriquée par des laboratoires spécialisés et présentée sur des supports stériles comme le blé ou le millet.
Sur le lieu de culture, elle est mélangée au compost réservé dans des caisses. En 3 ou 4 semaines, de nombreux filaments naissent et envahissent toute le masse.

ETAPE 3 l’incubation
Une fois le mycélium incorporé, le compost est à nouveau porté à la chaleur humide dans un local clos, afin de lui permettre de mieux s’accrocher et de recevoir le coup de fouet nécessaire à son bon développement.
Cette étape dure une quinzaine de jours à 25 °C environ.

ETAPE 4 le gobetage
Pour que le mycélium donne naissance aux champignons, il faut maintenant réunir les conditions climatiques idéales. Le compost est alors rentré dans un local réunissant les caractères requis (T° constante de 12 à 16 °C, beaucoup d’humidité et aération importante).
Une fois en place, on lui superpose la terre de «gobetage» : mélange de calcaire et de tourbe maintenant l’humidité.

La floraison, :

Techniques d’entretien :

La récolte :
ETAPE 5 la récolte
La récolte se fait tous les jours à partir du 30 à 40e jour après l’ensemencement et se poursuit pendant 8 à 12 semaines en «volées» successives qui s’ammenuisent petit à petit. La récolte s’arrête en générale à la 6e volée.
Après la récolte, les locaux et les caisses sont largement désinfectés et tout peut recommencer.

Le voisinnage :

Les ravageurs et maladies :

Propriétés :

Informations complémentaires :

Les engrais verts

fiche n°25

Nom : Les engrais verts
Nom en latin :
Famille :
Autres noms :

Description :
A force de culture, un sol s’appauvrit au fil du temps en nourriture. A l’échelle d’un potager, les légumes cultivés prélèvent dans la terre les éléments dont ils ont besoin pour croître et comme ils sont récoltés pour être consommés, ces éléments puisés disparaissent.
C’est alors que la notion d’engrais apparaît : apporter de l’engrais à une terre signifie l’enrichir en éléments nutritifs afin de permettre aux cultures suivantes de retrouver tout ce dont elles ont besoin.
Cette notion a souvent été liée à un apport chimique d’éléments mais Dame nature étant bien faite, c’est chez elle que la solution se trouve.
Au revoir donc les engrais chimiques et bien le bonjour aux engrais verts !

– Qu’est ce qu’un engrais vert ?
Un engrais vert n’est autre qu’une plante que l’on sèmera dans le seul but d’améliorer le sol de notre jardin. La technique consiste à semer l’engrais vert sur une parcelle inoccupée entre 2 mises en cultures potagères. A la différence des légumes que l’on mange, l’engrais vert ne sera pas récolté. Il retourne à la terre là où il a poussé, enfoui par le jardinier.
A la différence des engrais chimiques dont l’action est passagère, les plantes utilisées comme engrais vert agissent à long terme en apportant une bonne quantité d’humus qui est la clef d’une bonne fertilité du sol. Sans humus un sol est vide tel un désert.

Le rôle des engrais verts.
Le rôle de ces “supers plantes” est multiple pour le jardin.

Protéger les sols de l’érosion :
La forte densité de feuillage de ces plantes protège la surface de la terre (la couche de terre végétale et nourricière si longue à se former) de l’action battante des pluies. Rien de pire dans un jardin qu’un sol nu.

Améliorer la structure du sol :
Certaines espèces d’engrais vert ont des racines très nombreuses ou très profondes. Elles ouvrent alors la terre et la fractionnent permettant à l’eau et à l’air ainsi qu’à la vie microbienne d’y pénétrer en profondeur. La terre est ainsi naturellement et devient bien grumeleuse.

Prévenir l’envahissement par les mauvaises herbes:
La concurrence entre les plantes est rude dans le jardin. Du fait de leur croissance rapide, de leur enracinement puissant et de leur feuillage dense, les engrais verts étouffent les herbes indésirables.

Enrichir le sol en nourriture
Certains engrais verts apportent de la nourriture directement aux plantes en rendant assimilables certains éléments qu’elles ne savent pas puiser à l’état brut. Comme pour l’azote par exemple, élément nutritif incontournable pour la bonne croissance des légumes, certains engrais verts de la famille des légumineuses sont capables d’absorber l’azote gazeux présent dans l’air pour le restituer au sol lorsqu’ils se décomposent. D’autres espèces peuvent pomper ou retenir les nitrates du sol, évitant ainsi qu’ils ne soient lessivés par les pluies et aillent polluer les nappes d’eau. Ces nitrates sont alors utilisés comme aliments azotés par les plantes lorsqu’ils sont réincorporés à la terre après l’enfouissement de l’engrais vert.
Mais il n’y en a pas que pour l’azote. Des éléments comme le phosphore ou le potassium sont également rendus assimilables par l’action de ces engrais verts.

Assainir le sol.
Certains engrais verts nettoient le sol de certains parasites comme les nématodes, certains insectes ou champignons nuisibles.

– Quelles plantes utiliser ?
Ces plantes appartiennent principalement à 3 grandes familles :
– Les légumineuses comme les lupins, les vesces ou les trèfles. Elles enrichissent le sol en azote qu’elles libèrent surtout quand elles meurent et se décomposent.
– Les crucifères comme la moutarde blanche, le colza d’hiver ou le radis fourrager. Ils sont très intéressants par leur croissance rapide et la masse importante de leur feuillage (donc de matière organique qu’ils fournissent au sol).
– Les graminées comme le ray grass ou le seigle. Elles ont un caractère plus permanent que les autres engrais verts et peuvent être fauchés plusieurs fois avant d’être enfouies.

Il existe aussi d’autres plantes peu exigeantes comme la phacélie ou le sarrasin utilisées surtout pour leur adaptation particulière (le sarrasin pousse bien dans les sols secs et légers) ou pour leur double action (la phacélie est une plante très décorative et très mellifère).

– L’exemple de la moutarde
En général, on met en place un engrais vert sur une parcelle du jardin une fois la récolte achevée.
La moutarde constitue un engrais vert de choix : elle a une croissance rapide, un bon couvert végétal offrant une bonne quantité de matière organique et évitant aussi la prolifération des mauvaises herbes, elle est bactéricide et favorise de ce fait un sol sain, elle sait garder un sol humide, elle est facile à cultiver.
La moutarde se sème de Mai à Août à la volée. Les graines sont enfouies avec le passage d’un râteau, ou si on dispose de débris végétaux, on peut aussi recouvrir le semis.
La moutarde germe en quelques jours. Sa croissance est très rapide. Dès que de jolies fleurs jaunes apparaissent, il est temps d’intervenir avant que les graines ne se forment et ne se propagent.
Le feuillage est alors coupé à la faucille et laissé à sécher avant l’enfouissement. On peut broyer les plantes qui sont plus dures à l’aide d’une tondeuse pour qu’elles soient plus facilement assimilés par le sol. L’enfouissement se fait à quelques centimètres sous la surface du sol. Il ne s’agit pas d’un bêchage. Celui-ci bouleverserait l’activité du sol recréé par l’engrais s’il était trop profond. La houe ou le croc sont des outils plus adaptés à l’enfouissement.
Si la moutarde a été semée plus tard c’est le gel de l’hiver qui s’occupera de tout.
Tôt au printemps, la terre est propre, meuble, enrichie, prête pour donner le meilleur d’elle même. Avant les 1ers semis, un petit passage de croc peut être nécessaire pour enlever les restes d’engrais vert non décomposés.

Les variétés :

L’origine :

Sol et exposition :

La culture :

La floraison, :

Techniques d’entretien :

La récolte :

Le voisinnage :

Les ravageurs et maladies :

Propriétés :

Informations complémentaires :
Voici les types d’engrais avec la date de semis et le mode d’enfouissement :
Moutarde / Août / détruit par le gel
Phacélie / Août / détruit par le gel
Sarrasin / Juillet / détruit par le gel
Trèfle incarnat / Août / à enfouir au printemps
Seigle / Septembre à mi Octobre / à enfouir au printemps
Vesce d’hiver + seigle / Septembre à mi Octobre / à enfouir au printemps

L'épinard

fiche n°15

Nom : L’épinard
Nom en latin : Spinacia Oleracea
Famille : Chénopodiacées
Autres noms :

Description :
L’épinard est une plante formant une rosette de feuilles amples et bien vertes.

Les variétés :

L’origine :
Probablement originaire du Caucase ou d’Afghanistan, «l’herbe de Perse» a été introduite chez nous par les arabes au début du XIIe siècle. On l’utilisait alors pour soigner les maux de foie et d’estomac. On le surnommait d’ailleurs «le balai de l’estomac».

Sol et exposition :
Il faut une terre riche, fraîche et argileuse.
Une exposition ombragée l’été et ensoleillée en Automne et en Hiver.

La culture :
Au Nord de la Loire, prévoyez des cultures de Printemps et d’Automne en semant dès le mois de Mars puis en Septembre.
Semez en lignes espacées de 25-30cm à une profondeur de 1-2cm.
Eclaircissez tous les 10cm

La floraison, :

Techniques d’entretien :

La récolte :
Elle se fait 1 mois et demi à 2 mois après le semis. Cueillez à la main feuille par feuille, selon vos besoins, sans endommager les plantes. Ne tardez pas à cueillir les feuilles bien développées. Elles deviennent vite impropres à la consommation.
Pour l’Automne et l’Hiver, si vous voulez des épinards pendant plusieurs mois, semez les toutes les 3 semaines à partir du mois d’Août et jusqu’en Octobre.
Récoltez les premières feuilles en Octobre et protégez vos derniers semis du froid. Reprenez les récoltes au Printemps en même temps que les semis. L’épinard est rustique jusqu’à -7°C.

Le voisinnage :
L’épinard repousse la teigne du poireau et la mouche de la carotte.

Les ravageurs et maladies :
Lorsqu’il y a un excès d’humidité, les feuilles peuvent se mettre à pourrir.
Evitez les terres trop compactes et humides. Eliminez les plantes atteintes pour éviter la propagation de la pourriture.

Propriétés :
L’épinard contient beaucoup de vitamine C mais sa teneur en fer, contrairement à ce que l’on croit savoir, est moyenne.
A l’époque, en évaluant la quantité de fer contenue dans les épinards, les experts se sont trompés d’une décimale. On a donc longtemps cru que ce légume avait une teneur 10 fois supérieure à la réalité.
Ce démenti n’est évidemment pas à répéter aux enfants récalcitrants face aux épinards.

Informations complémentaires :
Petits Trucs : Prenez garde à la chaleur. L’épinard ne l’aime pas car elle le fait fleurir. Evitez donc d’en semer en été. Si vous ne pouvez faire autrement, cultivez le à l’ombre, bien à l’abri des haricots à rames ou du maïs. Attention à l’attaque des jeunes plants par les limaces !!.

La Fraise

fiche n°1

Nom : Fraise
Nom en latin : Fragaria sp.
Famille : Rosacées
Autres noms :

Description :
Le fraisier est une plante herbacée de 20-30 cm de hauteur et vivace. Le feuillage persistant pousse en rosette. Les fleurs sont blanches et leur beauté faisait, à une certaine époque, du fraisier une plante décorative.

Les variétés :
3 types de fraisiers distincts :
– variétés à gros fruits non remontantes : “Surprises des halls”, “Gariguette”, “Gorella”;
– à gros fruits remontantes : “Red gauntlet”;
– variétés des quatre saisons à petits fruits ou fraise des bois.

L’origine :

Sol et exposition :
Sol riche, frais et bien drainé. Les plants préfèrent un sol parfaitement désherbé, bien fumé et sain. Ils n’apprécient pas les sols calcaires.
Climat tempéré. Au repos, températures hivernales de -20 à -25°C suportées. Floraison très sensible aux gelées blanches printanières. Ne craint pas la chaleur car il ne souffre pas exagérément de la sécheresse. Besoins en eau importants lors de la formation et de la maturation des fruits.

La culture :
Meilleure époque de plantation entre le 15 Aôut et le 15 Septembre, après introduction de fumier et labour à l’automne précédent. Espacer les plants de 40 cm en tout sens. Planter de sorte que le collet du plant soi au niveau du sol, tasser et arroser abondamment. Utiliser un film de plastique noir qui evitera la prolifération de mauvaises herbes, retiendra l’humidité et maintiendra une certaine chaleur au sol.

La floraison, :
D’Avril à Juin pour les variétés non remontantes, d’Avril jusqu’aux gelées pour les variétés des quatre saisons.

Techniques d’entretien :
Le fraisier occupe généralement le sol pendant plusieurs années. Mais s’il reste trop longtemps dans un même sol, la production s’en trouvera réduite. Il est épuisant et une rotation d’au moins 4 années est conseillée.
Les fraisiers demandent un arrosage régulier !!
Après la récolte, nettoyez les stolons en excés, les mauvaises herbes et la paille du terrain. Coupez l’ancien feuillage en veillant à ne pas abîmer le nouveau.

La récolte :
On récolte les fraises quand elles sont bien mûres et on les mange le plus rapidement possible. Elles peuvent être conservées quelques jours au réfrigérateur.
La récolte s’étend sur environ 3 semaines pour les variétés non remontantes, autour de 2 mois pour les variétés remontantes et sans interruption pendant 4 ou 5 mois pour les variétés à petits fruits des quatre saisons.
La cueillette doit être délicate, en coupant avec l’ongle le pédicelle, sans endommager le fruit.
Evitez de cueillir les fraises pendant les heures chaudes, le meilleur moment est le matin, elles sont parfumées.

Le voisinnage :
Le fraisier fait bon ménage avec l’épinard, la laitue, le thym. L e chou est à éloigner.

Les ravageurs et maladies :
Sensible aux attaques de pucerons, aux viroses, à la pourriture grise ou Botrytis, aux taches foliaires et aux araignées rouges. Arrachez et brûlez systématiquement tous les plants atteints ainsi que les vieux plants lors du renouvelement de votre parc.

Propriétés :
– Pour ceux qui abusent de la fraise, elle peut déclencher des réactions allergiques, des crises d’urticaire.
– Pour les diabétiques, le sucre présent dans la fraise, le lévulose, est facilement assimilable.
– Pour les régimes, mangez des fraises, sa teneur en sucre est très limitée.
– La fraise contient autant de vitamine C que l’orange.
– La fraise est concidérée comme un mine de bienfaits :
> son jus mélangé à celui du plantain, au miel, à la rose et à d’autres ingrédients encore est une excellente prophylaxie contre les maux de gorge.
> En décoction, le jus pur chasse les sueurs et la fièvre.
> La fraise entre également dans les préparations contre les calculs rénaux, la mauvaise haleine, les fractures. Elle accélérerait la guérison des blessures et des plaies.

Informations complémentaires :
“La fraise de la pévèle, cultivée avec amour et soleil, mais beaucoup d’amour; car le soleil ….”

La chicorée scarole

fiche n°18

Nom : La chicorée scarole
Nom en latin : Chicorium endivia
Famille :
Autres noms :

Description :
Contrairement aux laitues, les chicorées ne sont pas des légumes de toutes saisons. La récolte s’étale de la fin de l’été au début de l’hiver.
La chicorée scarole est une annuelle. Elle possède de grandes feuilles entières, dentées et ondulées qui forment une large rosette peu serrée. Les chicorées scarole n’acquièrent toutes leurs qualités que lorsqu’elles sont blanchies. Les feuilles vertes étant généralement coriaces.
Apéritive, dépurative, diurétique, laxative, rafraîchissante et tonique. Peu énergétique, Elle est tout indiquée dans un régime amaigrissant. Bénéfique pour le foie et les reins, on la recommandait autrefois pour le ballonnement de l’estomac.

Les variétés :
Verte à coeur plein, Blonde à coeur plein, Grosse de Limay, En cornet d’Anjou, En cornet de Bordeaux, Géante maraîchère, Grosse bouclée, D’hiver du Var.

L’origine :

Sol et exposition :
Les chicorées requièrent pour se développer les estivales de nos climats. L’influence importante du froid impose de n’effectuer les semis que sur un sol suffisamment réchauffé. Par contre, on tire partie en fin de saison de la bonne tenue des scaroles aux premières gelées d’automne.
Les scaroles apprécient les sols profonds, humifères, gardant la fraîcheur en été. Elles ne redoutent pas les terres argileuses et craignent plutôt les sols trop chauds et légers.
Exposition : ensoleillée

La culture :
Semer de Juin à la mi-Juillet, en pépinière ou directement en place. Repiquer ou éclaircir à 30cm.
ATTENTION, certaines variétés de scaro- les montent prématurément en graines, si elles ont été semées trop tôt.

La floraison, :

Techniques d’entretien :

La récolte :
On récolte la chicorée scarole quand elle est suffisamment développée et au fur et à mesure des besoins.
Il convient de les utiliser le plus rapidement possible après la récolte (elles conservent 2/3 jours au frais à l’abris de la lumière)
La scarole est généralement très verte et dure. Pour profiter d’un peu plus de tendresse de sa part et selon les goût de chacun, il sera conseillé de blanchir son coeur.

– Le Blanchiment :
certaines variétés de scaroles comme la scarole à coeur plein ont des feuilles centrales suffisamment serrées pour blanchir en partie naturellement.
Pour d’autres variétés, il faut pratiquer le blanchiment artificiel qui s’opère par temps sec sur les plantes ayant atteint leur développement définitif.
On procède soit en resserrant l’ensemble du feuillage par un lien de raphia ou d’osier, soit par couverture individuelle (pots de terre ou caissettes). Le coeur de la plante, ainsi privé de lumière, blanchit en 8 à 12 jours et d’autant plus lentement que les températures sont plus basses.

– Conservation :
On peut conserver les chicorées pendant une partie de l’hiver, en place sous tunnel plastique ou châssis froid.
En cas de froid, il faut les recouvrir de feuilles sèches ou de paille que l’on enlèvera dès que la T°C remontera.

Le voisinnage :

Les ravageurs et maladies :
La rouille : les feuilles atteintes se couvrent d’une poussière jaune puis brunâtre. C’est une maladie assez rare. Si elle contamine vos scaroles, arrachez et détruisez les pieds atteints et pratiquez une bonne rotation.

Propriétés :

Informations complémentaires :